Profiter de la prime Macron : étapes et conditions à connaître

La prime Macron, cette aide qui fait parfois des envieux dans les salles de pause, n’atterrit pas sur tous les bulletins de salaire. Derrière son nom accrocheur, une réalité : seuls ceux qui répondent à des critères précis et dont l’employeur joue le jeu peuvent la toucher. Mode d’emploi pour espérer la voir tomber.

Les conditions pour bénéficier de la prime

La Prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, plus connue sous le nom de prime Macron, a été lancée en 2019 avec une règle simple : seuls les salariés en contrat de travail peuvent la toucher. Les demandeurs d’emploi, eux, restent sur la touche. Mais avoir un contrat ne suffit pas. Il faut aussi que l’employeur ait validé la prime via un accord d’intéressement. En 2022, cet accord pouvait s’étendre sur moins de trois ans, mais jamais moins de 12 mois. Si l’entreprise ne souhaite pas profiter des allègements fiscaux associés, elle peut tout à fait passer son tour, et avec elle tous ses salariés.

Mais ce n’est pas tout. La prime Macron cible un profil bien défini. Pour soutenir le pouvoir d’achat, le dispositif ne s’adresse qu’aux salariés dont la rémunération ne dépasse pas trois fois le Smic mensuel. En chiffres, cela veut dire : votre salaire net mensuel doit rester sous la barre des 3 774 euros pour prétendre à la PEPA. Pour savoir si vous êtes concerné, on regarde ce que vous avez réellement perçu au cours des 12 mois précédant le versement. En clair, il faut que l’ensemble de vos revenus sur cette période n’ait pas franchi le cap des 57 220,92 euros bruts. Un seuil qui laisse de côté les hauts revenus, fidèle à la philosophie du dispositif.

Le montant de la prime Macron perçu

Le montant, lui, varie selon la situation de l’entreprise. Pour ceux dont l’employeur a signé un accord d’intéressement, la prime exonérée d’impôts grimpe jusqu’à 6 000 euros en 2022. Un plafond relevé, alors qu’il était fixé à 2 000 euros les années précédentes. Plusieurs cas de figure peuvent vous faire approcher cette somme : l’accord d’intéressement bien sûr, mais aussi la mise en avant des métiers dits « de la seconde ligne » ou une structure de moins de 50 salariés. Les sociétés sans accord d’intéressement, elles, restent limitées à 3 000 euros maximum.

Il faut garder à l’esprit que ces chiffres ne sont qu’un cadre légal. Rien n’oblige un employeur à verser le maximum, ni même à accorder la prime tout court. Chaque entreprise fixe ses propres règles, dans la limite de la loi. Pour certains, la prime Macron aura été un vrai coup de pouce ; pour d’autres, une ligne manquante sur la fiche de paie. À chacun sa réalité, mais une chose est sûre : la prime ne se décroche pas par hasard.

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